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La compassion, mode d’emploi.

PrésenceD’après le livre « Huit Étapes vers le Bonheur » du Vénérable Ghéshé Kelsang Gyatso, nous pouvons lire : « la compassion est un esprit qui, motivé par l’amour qui chérit et se préoccupe des autres êtres vivants, désire les délivrer de leur souffrance ». À la lecture de cette phrase, nous pouvons penser que cet état d’esprit est difficile à développer de façon équanime. Le principal obstacle est notre ego car nous voulons bien aider celui-ci mais pas celui-là. Une telle compassion est très partiale et limitée.

Pourtant, nous pouvons tous développer cet esprit de compassion d’une manière très simple et accessible dans la vie de tous les jours. Comment? En nous souvenant que les êtres, les personnes qui nous entourent ne sont qu’une image dans notre esprit, une simple apparence créée  par lui. Le fait que nous ayons de l’attachement pour certains et de l’aversion pour d’autres n’est qu’une simple projection subjective de notre esprit. Tout ce que nous percevons est le résultat de potentialités karmiques qui mûrissent sur notre esprit à un moment donné. Ce qui est perçu n’a aucune existence en dehors de notre esprit.

Ainsi, sur la personne que nous aimons bien, nous projetons sur elle les qualités aimables que nous lui attribuons. Mais cette personne ne possède pas ces qualités de manière intrinsèque. Elle peut très bien être perçue comme exécrable aux yeux de certains autres. De la même manière, nous avons de l’aversion pour une personne qui nous maltraite ou nous méprise. En conclusion, la même personne change constamment aux gré des circonstances et de celui qui la perçoit. Cette impermanence subtile peut se vérifier également avec nous-mêmes. Nous comprenons cette impermanence subtile, celle de notre corps, de notre esprit, celle de nous-mêmes, etc, en réalisant que tous ces objets ne demeurent pas un second instant.

Nuages-01Par exemple, nous avons été successivement un nourrisson, un enfant, un adolescent et nous sommes actuellement un adulte. Nous avons peut-être le souvenir de ces années passées mais nous ne pouvons retourner en enfance! Tout en étant la même personne, notre corps change d’instant en instant. Ou encore, nous savons tous qu’un film est une succession rapide d’images qui nous donnent l’illusion du déroulement du film. Cela est possible pour autant qu’une image disparaisse et cède sa place à la suivante. L’image précédente n’existe plus!

Coeur-mainAlors nous pouvons avoir de la compassion également pour celui qui nous a blessé par le passé, en comprenant qu’il n’existe plus en cet instant. Cela ne tient finalement qu’à nous d’avoir de l’amour qui chérit, même pour « notre bourreau ». Au lieu de ressasser une situation pénible et ses conséquences, nous pouvons progressivement transformer un notre esprit d’aversion en  un esprit de compassion.

La bodhitchitta … les premiers pas

Nous pouvons nous familiariser avec la bodhitchitta  en comprenant qu’il s’agit d’un état d’esprit qui aspire venir en aide aux autres. Actuellement notre capacité à aider vraiment les autres êtres vivants est très limitée. C’est parce que nous manquons de pratique et d’entraînement d’une part et parce que notre auto-préoccupation (se considérer soi-même comme le plus important) fait obstacle à cette aspiration.

Avant de commencer cette pratique, nous devons nous rappeler que nous avons seulement à imaginer avoir atteint le futur résultat : « Aider les autres ». Cette pratique fera mûrir rapidement  notre pouvoir potentiel, en d’autres termes « notre graine de bouddha ».

Bodhitchitta-01Bouddha nous enseigne que pour fortifier notre motivation de bodhitchitta nous pratiquons les quatre incommensurables qui sont : (1) l’équanimité, (2) l’amour, (3) la compassion et (4) la joie. Ce qui veut dire que, grâce à notre pratique de plus en plus qualifiée nous pouvons vraiment souhaiter :

  • Que tous les êtres soient heureux
  • Que tous soient libérés de la souffrance
  • Que personne ne soit jamais séparé du bonheur
  • Que tous possèdent l’équanimité, libérés de la haine et de l’attachement.

Ainsi nous devrions pouvoir souhaiter que tous ceux qui nous côtoient tous les jours soient heureux. Rien que par la pensée, nous pouvons facilement faire cela. Certaines fois, même rien qu’ une parole, une attention ou un geste suffit à dissiper la tristesse d’une personne. Par exemple, offrir une fleur à quelqu’un en proie à la tristesse peut embellir le reste de sa journée.

Bodhitchitta-02En observant notre entourage, nous sommes souvent témoins de la souffrance des gens sans que nous puissions agir concrètement. Nous pouvons alors induire dans notre cœur l’intention de le faire en pensant : « Comme ce serait merveilleux si cette personne était libérée de la souffrance et de sa cause. S’il vous plaît, ô guides spirituels, par votre compassion venez-lui en aide« . Par notre bienveillance et notre présence auprès d’une personne qui souffre, nous pouvons momentanément la soulager.

Tous ces êtres que je vois aspirent au bonheur et malgré cela la plupart d’entre eux ne savent pas quelle en est la cause et ceux qui la connaissent ne peuvent pas la créer. Nous pouvons alors penser : « Comme ce serait merveilleux s’ils pouvaient posséder le bonheur et sa cause« . La force de notre intention vertueuse a le pouvoir d’intercéder auprès des Êtres saints pour que leurs aspirations soient exaucées.

En considérant que tous les êtres vivants ont une égale importance, la plupart de nos problèmes personnels dus à notre esprit partial disparaîtront. Quand nous obtenons l’équanimité, nous considérons ceux qui nous entourent comme également précieux. L’équanimité est une sollicitude égale pour les autres. Si tous les êtres développaient l’équanimité, l’attachement et la haine causes de tant de souffrance disparaîtraient.

Bodhitchitta-03D’une manière simple et selon nos capacités,  nous devons abandonner l’attitude inférieure qui consiste à ne nous préoccuper que de notre propre bien-être et prendre la ferme décision de faire grandir notre bodhitchitta dans notre esprit. Et puisque cette aspiration ne se produit pas naturellement dans notre esprit, il faut la cultiver. Au début, cette aspiration semblera  peu naturelle, mais quand nous commencerons à avoir quelques résultats nous améliorerons nos petites réalisations jusqu’à ce qu’elles deviennent de plus en plus familières.

Sachant qu’une vie humaine  est la meilleure base pour développer l’esprit de la bodhitchitta, nous pouvons ainsi générer celle-ci avec plus de puissance et d’efficacité. Parce que nous avons accès aux enseignements de Bouddha, nous avons une grande possibilité de développer facilement la compassion et le renoncement. En particulier, nous essayons de nous assurer que toutes les actions que nous entreprenons  sont motivées par cet esprit. Si nous engageons notre responsabilité personnelle de venir en aide aux autres, en mettant toujours nos intentions en pratique nous progressons vers cette réalisation, la bodhitchitta.

De mes lectures et de ma compréhension des textes tirées des livres « La voie joyeuse » et le « Nouveau manuel de méditation » du vénérable Kelsang Gyatso aux Ed. Tharpa

Réflexion sur la mort (2ème partie)

Si nous observons le monde perçu par notre esprit, toute matière organique fini par disparaître. Il suffit de regarder la nature et le règne végétal, de regarder les animaux ou de considérer les êtres humains. Ainsi les plantes, les arbres subissent cette impermanence à chaque changement de saison. Les gens qui vivaient du temps de Bouddha et Bouddha lui-même sont morts depuis longtemps. Plus près de nous, ceux qui profitent encore actuellement leurs arrière-grands-parents sont une minorité. De nos ancêtres nous n’en connaissons que le nom. Tout l’univers est impermanent et nous faisons partie de celui-ci.

La mort est un phénomène pourtant facile à comprendre pour peu que l’on sache changer de regard sur elle et sur notre propre vie actuelle. Quand cette vie prend fin, à ce moment-là qu’est-ce qui nous aidera? En substance, il nous faut éliminer touts les états d’esprit négatifs et perturbés, et cultiver les états positifs et sereins. De cette manière nous rendrons notre vie vraiment sensée. La pratique spirituelle est ce qui donne un sens à notre vie. Et en appliquant cette pratique au moment de notre mort, nous pouvons mourir dans la joie et connaître un bonheur pur qui perdurera durant toutes nos vies futures.

Si nous ne construisons pas une force intérieure par la pratique spirituelle, nous aurons le sentiment d’avoir gaspillé notre vie. Pour mourir de façon paisible, il faut savoir ce que l’on ressent avant et au moment de la mort. En nous remémorant continuellement que nous aussi allons mourir, nous allons éviter une fin triste et dénuée de sens. Cette familiarité va nous inspirer d’utiliser notre vie avec sagesse et de développer nos réalisations spirituelles. Elles seules ont la capacité de nous protéger des souffrances de la mort et de ce qui se trouvera après.

Notre croissance spirituelle est bien plus importante que toutes les réalisations de ce monde. Pour cela nous allons naturellement cultiver  des états d’esprit positifs tels que l’amour, la tolérance, la compassion et la sagesse. Motivés par ces états, nous effectuerons des actions positives, cause de notre bonheur futur. En méditant sur notre mort nous devons acquérir la conviction que :

  • notre mort est certaine
  • le moment de notre mort est incertain
  • Seule notre pratique spirituelle sera bénéfique au moment de la mort et après la mort.

Dans le « Nouveau Manuel de médiation », le Vénérable Ghéshé Kelsang Gyatso explique que « D’une manière générale, il se peut que nous mourrions aujourd’hui ou que nous ne mourrions pas aujourd’hui, nous n’en savons rien. Toutefois, si nous nous disons tous les jours « Je ne vais pas mourir aujourd’hui », cette pensée nous trompera parce qu’elle vient de notre ignorance. Alors que si nous nous disons tous les jours « Il se peut très bien que je meure aujourd’hui », cette pensée ne nous trompera pas car elle vient de notre sagesse. De cette manière, nous donnerons tout son sens à notre vie humaine (Cit)

Nous avons besoin de méditer sur notre mort pour transformer notre savoir superficiel en une conviction qui changera notre perception en prenant l’habitude de penser « Je vais peut-être mourir aujourd’hui » dans toutes nos actions quotidiennes.

Texte élaboré sur la base d’un enseignement « La mort, en faire notre meilleure amie » avec Tania Medina le mois passé et les textes sur la mort dans « La Voie Joyeuse » et le « Nouveau Manuel de Méditation » (Ed. Tharpa)

Quatre façons de bien donner

En parlant de la pratique du don, en fait il y a principalement quatre façons de donner dans le bouddhisme : (1) Le don matériel; (2) Le don de la protection;  (3) Le don de l’amour; (4) Le don du Dharma (ou de la sagesse).

 Le don matériel. Dans les citations populaires nous connaissons tous « Donner pour recevoir ». Il ne faut pas s’y méprendre dans l’interprétation de ce dicton. Habituellement, il y a un intérêt sous-jacent à cette action de donner. C’est-à-dire qu’il y a une attente de quelque chose en retour, venant de l’extérieur. C’est en partie vrai, mais spirituellement il y a une interprétation plus subtile. Le mérite de donner est une action qui, du point de vue karmique a principalement deux effets sur nos vies futures : (a) l’effet qui est une tendance similaire à la cause, qui veut dire pouvoir donner facilement sans attachement et sans attente venant de l’extérieur; (b) l’effet qui est une expérience similaire à la cause qui veut dire d’inverser les rôles. Si nous donnons beaucoup dans cette vie, nous recevrons également beaucoup dans nos vies futures.

Le don de la protection. Voyez de quelle façon une mère protège ses enfants. Cela ne veut pas dire que nous devons « materner » tous les êtres vivants, mais simplement offrir notre aide et notre protection à celui qui momentanément est dans la détresse, à celui qui manifestement est en difficulté, ne serait-ce qu’aider une personne handicapée à monter dans le bus,  par exemple. Il suffit parfois simplement d’un geste pour que l’autre se sente rassuré. Nous avons tous les jours des opportunités d’agir dans ce sens.

Le don de l’amour. Si il y a tant de violence autour de nous dans notre quotidien, c’est parce qu’il y a un manque manifeste d’amour. Dans une société focalisée sur la compétition et la réussite, nous percevons les autres comme des « concurrents potentiels » envers lesquels nous n’avons que peu d’égard. Cette une attitude égoïste qui ne laisse aucune place à l’amour inconditionnel. Le don de l’amour, c’est une présence à l’autre, une disponibilité,  une écoute sans jugement qui met l’autre en confiance. C’est reconnaître à l’autre le même besoin d’amour que nous avons-nous-même. Combien de gens ne s’aiment pas! Alors comment voulez-vous aimer les autres dans ce cas.

Le don de la sagesse. C’est certainement la chose la plus importante que nous pouvons donner à notre prochain. Parce que avec la sagesse quiconque sera capable de trouver son propre bonheur. La sagesse est un type particulier d’intelligence qui nous fait toujours faire ce qui est bénéfique pour notre bonheur. Transmettre la sagesse de nos propres expériences permet à ceux que nous rencontrons de trouver leur propre sagesse relative à leurs problèmes. Il n’y a pas plus grand cadeau que de donner notre sagesse aux autres, ceci à travers notre attitude face à la vie et à travers nos actes et nos paroles. Eux-mêmes pourront en bénéficier et la donner à d’autres.

En plus de donner ces quatre choses, nous devons aussi travailler en améliorant l’étendue de la motivation avec laquelle nous donnons. Quand nous commençons par établir l’habitude mentale de « donner », c’est OK pour penser : « tout que je donne crée la cause pour recevoir dans le futur ». Depuis que je veux ces choses-là, je les donne mieux maintenant. »

De votre côté, observez les possibilités de pratiquer simplement par de petites choses ces quatre manières de donner. Cela va certainement changer votre vie …

Développer l’esprit qui chérit les autres

Chérir les autres est la meilleure méthode pour résoudre nos propres problèmes comme ceux des autres. Nous avons à comprendre pourquoi c’est si important, puis de le mettre réellement en pratique. Il y a essentiellement deux raisons à cela. La première est parce que la nature de chaque être est la bonté et deuxièmement c’est très bénéfique pour nous de le faire.

C’est la meilleure méthode parce que l’esprit qui chérit les autres nous aide à vaincre nos perturbations mentales, cause principale de notre malheur et de notre tristesse. Il nous aide à résoudre nos problèmes quotidiens et c’est le fondement de notre voie spirituelle.

Pour comprendre de quelle manière il nous aide à surmonter toutes nos perturbations, contemplons la jalousie, la colère et l’attachement qui empoisonnent si souvent notre existence.

Chérir les autres surmonte notre jalousie, parce que nous sommes heureux de la bonne fortune et du bonheur des autres. Chérir les autres nous aide à surmonter notre colère, parce qu’il s’agit d’un état d’esprit d’amour à l’opposé de la colère et qui souhaite juste que les autres soient heureux. De plus cela crée un contexte harmonieux de sorte qu’aucune base de conflits n’existe. Finalement chérir les autres surmonte notre attachement désirant, principale cause des relations disfonctionnelles et qui contribue à notre solitude. L’objet principal de notre attachement est nous-même tandis que l’objet de chérir les autres est justement les autres. En résultat, nous développons des relations stables et satisfaisantes et nous ne nous sentirons plus jamais seuls.

Pour comprendre de quelle manière il nous aide à résoudre tous nos problèmes quotidiens, nous pouvons observer comment chaque problème que nous éprouvons vient de notre auto-préoccupation, et toutes les bonnes choses viennent de chérir des autres. Nous devons éprouver chaque situation pour nous convaincre de la pertinence de cette méthode. La manière de résoudre tous nos problèmes quotidiens est l’esprit qui chérit les autres.

Pour comprendre de quelle manière chérir les autres est le fondement de notre voie spirituelle, nous contemplons comment c’est la racine d’un bon karma et par conséquent du vrai bonheur. Chérir les autres nous permet d’accumuler une grande quantité de mérite ou énergie mentale positive qui sera la principale cause de notre illumination.

La meilleure manière de mettre cela en pratique est (1) toutes les fois que nous sommes avec les autres nous considérons leur bonheur au moins aussi important que notre propre bonheur, (2) nous commençons avec notre famille et nos amis en les utilisant comme exemple de comment nous pouvons aimer les autres, (3) quand nous possédons quelque chose, au lieu d’être avare, nous devrions être heureux de pouvoir le partager parce qu’ils peuvent ainsi en profiter également, (4) réjouissons-nous de leur bonne fortune et de ses causes. De cette manière nous pouvons profiter de tous ce qui existe : être simplement heureux pour les autres. Et (5) nous utilisons chérir les autres en tant qu’antidote pour vaincre nos perturbations.

Pour réaliser l’esprit qui chérit les autres nous allons chercher à identifier les obstacles à cet amour qui chérit. Les deux principaux obstacles sont notre auto-préoccupation qui s’oppose à ce que nous reconnaissons honnêtement nos fautes et notre perspicacité à déceler les défauts des autres plutôt que leurs bonnes qualités. Alors qu’il est bien plus bénéfique d’affronter nos propres fautes et d’observer uniquement les bonnes qualités chez les autres. Ce faisant nous clarifions des situations qui sont mal comprises pour finalement mieux les comprendre.

Habituellement nous chérissons que ce que nous apprécions, ce que nous trouvons attrayant, ce que nous trouvons bon et nous ne chérissons pas ce que nous détestons, que nous trouvons contraire à nos idées ou qui manque de bonnes qualités.

Les enseignements habiles des bouddhas nous apprennent comment développer une vue différente. Ainsi, comprenant que tout est simplement une projection de notre esprit, le monde que nous expérimentons est le monde auquel nous prêtons attention. En d’autres termes, c’est de choisir de croire en ce qui est bénéfique pour notre esprit.

Ce qui ne veut pas dire que, comme une autruche, nous mettons la tête dans le sable et prétendons que les choses qui ne sont pas visibles n’existent pas, mais portons notre attention sur les objets d’une manière bénéfique pour nous. La principale cause de nos perturbations mentales est notre attention inappropriée. Nous exagérons voire même nous inventons les bonnes et les mauvaises qualités des objets et percevons de manière erronée toutes les choses tandis qu’en résultat nos perturbations augmentent. La voie de la libération est vraiment une reconsidération de notre vision des choses.

Le problème principal est que nous ne pouvons pas voir même nos propres défauts, cependant que nous sommes très habiles à voir les défauts des autres.

Nous ne savons pas voir de manière bénéfique les bonnes et les mauvaises qualités en nous-même ou chez les autres. La grande confusion à ce sujet est le principal obstacle à développer l’esprit qui chérit les autres.

N’oublions pas qu’une des fonctions principales du Dharma est de servir comme un miroir dans lequel nous pouvons voir nos propres fautes. En identifiant nos fautes nous pouvons finalement nous en débarrasser. Mais nous devons être prudent de ne pas utiliser ce miroir comme un télescope pour mieux voir les fautes chez les autres.

 [Tirés des enseignements reçus oralement de Kadam Ryan, mon Enseignant]

Amour et dépendances

Quand on aime, est-ce l’autre qui est au centre de nos élans ou est-on amoureux de l’idée de l’amour? Telle est la question que les amoureux devraient se poser.

Si à chaque fois qu’on prononce:

«Tu me manques», on se demandait: «Est-ce l’autre qui me fait défaut, ou moi qui suis en manque d’amour?» sans doute serions-nous plus heureux en amour.

Les avantages de chérir les autres

Si nous améliorons notre perception de la bonté des autres, nous allons avoir ce cœur chaleureux et cette tendresse, et chérir naturellement les autres. Même s’ils ont beaucoup de défauts, nous verrons leur beauté, tout comme une mère voit la beauté de ses enfants quoi qu’ils fassent.

À partir de l’amour affectueux, se développe l’amour qui chérit les autres, et à partir de l’amour qui chérit les autres, se développe l’amour désirant, l’amour qui désire que tous les autres soient parfaitement heureux.