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La parole est d’argent, mais le silence est d’or.

La parole est d’argent, mais le silence est dehors.

Quand on dit la parole est d’argent, mais le silence est d’or. Cela se réfère à ce silence que chacun a besoin dans un moment de son existence pour retrouver ses repères, son orientation, une bonne décision.

Où cela devient difficile c’est que l’on attend naturellement ce silence autours de nous, dehors, à l’extérieur de nous. Mais comment atteindre ce silence si notre esprit perturbé par mille et une choses n’arrête pas de bavarder et de nous brouiller par des suggestions le plus souvent trompeuses, parce que provenant de notre auto-préoccupation, de notre ego.

Le silence intérieur de notre esprit est effectivement présent lorsque les vagues de l’océan de nos perturbations mentales se calment enfin. Cela se passe lorsque, lâchant prise, cessant de tout vouloir contrôler, nous laissons la place à notre vrai SOI la possibilité de s’exprimer puis d’écouter ses conseils de sagesse. en méditant simplement sur sa propre respiration cela devient possible, même certain.

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Avoir un esprit de compassion pour ceux qui nous font du mal

Essayons d’observer la situation d’un point de vue libre d’implication. Nous pouvons constater que non seulement cette personne est en train de faire du mal à une tierce personne, mais elle se fait également du tort en se faisant du mal elle-même.

Pour générer de la compassion pour les ceux qui nous font du mal, nous devons considérer trois choses importantes : (1) Avoir un esprit qui chérit ceux qui nous font du mal, (2) Comprendre qu’à travers leurs actions malfaisantes ces personnes se font réellement du mal, (3) voir en fait la personne qui nous fait du mal comme bienfaisante en nous permettant de pratiquer la patience. La contemplation de ces points, nous amène ici essentiellement à une analyse de qui souffre et de qui bénéficie de cette action.

Avant même que nous puissions développer de la compassion pour quelqu’un nous devons le chérir en considérant avant toute chose que son bonheur est important.

Si nous ne chérissons pas une certaine personne, nous pourrions quelquefois même être satisfaits de la voir souffrir. Mais rappelons-nous que cette personne est simplement une personne malade, souffrant du cancer de ses perturbations mentales. De la même manière que nous chérissons une personne souffrant d’un cancer, en la considérant comme malade, nous chérissons la personne victime de sa colère, parce que malade de sa perturbation mentale, la colère.

Parce que cette personne s’est mise en colère contre nous, elle produira des graines karmiques négatives, source d’une renaissance malheureuse. Une personne qui inflige une souffrance aux autres, doit s’attendre à souffrir par la suite.

C’est particulièrement utile de se rappeler que nous blâmons ceux qui nous font du mal alors que c’est notre karma négatif qui a créé les causes circonstancielles pour que l’autre nous fasse du mal. Si nous n’avions pas eu la graine karmique de celles-ci, il ne nous aurait fait aucun mal. Aussi longtemps que nous avons un tel karma négatif sur notre esprit, nous sommes potentiellement capables de créer les causes circonstancielles pour que quelqu’un nous fasse souffrir dans cette vie et dans toutes nos vies futures.

Nous devons réellement voir l’avantage que nous avons d’exploiter d’une situation où une personne nous fait du mal. Tant que nous ne répondons pas avec un état d’esprit négatif, nous purifions notre karma correspondant. Dans ces circonstances nous pratiquons la patience et ainsi nous nous engageons sur la voie de l’illumination. En effet, sans l’autre nous n’aurions pas l’opportunité d’entraîner notre patience. De ce point de vue, les gens qui nous infligent une souffrance sont une condition essentielle pour notre libération et notre illumination.

Nous avons bien de la gratitude pour ceux qui soutiennent notre pratique, pourquoi n’aurions-nous pas cette même gratitude pour ceux qui nous donnent la possibilité de pratiquer la patience? Il est très important de pouvoir anticiper cette préparation, parce que souvent dans le feu de la provocation c’est souvent trop difficile de le faire.

Perceptions (2ème partie)

Tenant compte de ce qui a été dit dans la première partie, de la même manière que nous pinçons une corde de guitare, sa vibration entre en résonance avec la même corde d’une autre guitare, par analogie nous faisons pareil avec notre esprit.

Si nous générons au niveau de notre esprit la bonté que nous percevons chez une personne en la considérant comme sans défauts, nous nous mettons en résonance avec les potentialités de bonté de cette personne et non ses défauts. Remarquez que si au contraire, nous nous focalisons sur l’un de ses défauts, les potentialités correspondantes de celui-ci entrent également en résonance avec notre pensée.

De la même façon, si une mère focalise toute son attention sur les échecs scolaires de son enfant, elle ne fera que renforcer les potentialités d’échec de celui-ci au détriment des qualités qui sommeillent sûrement encore chez l’enfant.

Cette observation, nous permet aussi de comprendre « Voir nos défauts dans le miroir du dharma« . Imaginons-nous pinçant une corde de la guitare sans regarder nos doigts, mais en observant attentivement les cordes de l’autre guitare. Que se passe-t-il? En regardant la corde qui vibre en résonance sur l’autre guitare, nous pouvons en déduire quelle corde nous avons pincé. De même que si nous voyons un défaut chez l’autre personne, nous pouvons  en déduire que nous avons les potentialités du même défaut sur notre esprit.

C’est pourquoi, nous devons nous efforcer d’observer ce qui est beau et bon chez la personne que nous rencontrons au lieu de voir ce qui est négatif et de porter tout de suite un jugement. Car en contemplant ce que nous voyons chez l’autre personne, nous renforçons les potentialités correspondantes pour qu’un jour nous ayons les mêmes qualités ou défauts.

Perceptions (1ère partie)

Chaque fois que nous rencontrons une autre personne, nous pouvons entrer en résonance avec celle-ci. Nos esprits entrent en résonance de la même manière que les cordes d’une guitare non utilisée se mettent à vibrer à l’unisson d’une autre guitare dont on pince les cordes, pour autant que celles-ci soient parfaitement accordées.

L’influence qu’exerce tout esprit sur les autres et que les autres esprits exercent sur le nôtre est une réalité. Le monde que nous percevons est le monde auquel nous prêtons attention. De chaque personne perçue nous faisons une image dans notre esprit dont nous sommes le réalisateur.  Selon les potentialités karmiques mûrissantes à un moment donné sur notre esprit, nous mettons l’accent sur un aspect particulier du monde que nous créons, et c’est de cette manière qu’il nous apparaît. Donc, notre réalisation est subjective.

Parmi les myriades d’informations que notre esprit reçoit, à chaque instant, seules les informations correspondantes à notre état karmique actuel sont perçues et traitées par lui. Les autres, de notre point de vue, n’existent pas ou sont insignifiantes. Tout se passe comme si ces informations traversaient une sorte de filtre caractérisé par notre état d’esprit.

De manière très simple, nous pouvons comprendre cette influence par des exemples de nombreuses situations de notre vie de tous les jours. N’avez-vous jamais remarqué que certaines personnes en attirent d’autres même sans faire quoi que ce soit, de par leur simple présence. Pourquoi, lorsque une telle personne est parmi nous l’ambiance devient sereine et joyeuse ou bien le contraire?

Ainsi, lorsque qu’une personne sous l’emprise de la colère entre dans une pièce, vous la ressentez immédiatement et, à moins d’être parfaitement centré, sa colère peut commencer à vous influencer. Et, au contraire si une personne du groupe auquel vous appartenez déborde d’optimisme et d’entrain, elle est capable de vous motiver pour faire les choses encore mieux.

Tout comme il est difficile de rester dans l’empathie en accueillant le récit d’une personne dans une profonde détresse émotionnelle, nous devons être vigilants de ne pas nous laisser influencer par des propos trop exaltés. Une attitude compatissante empreinte de sagesse nous protègera de tout débordement et de toute maladresse.

(La 2ème partie sera publiée prochainement)

Nous vivons dans l’illusion et l’apparence des choses.

Nous croyons que ce qui apparaît à notre esprit est vrai parce que nous estimons que notre esprit ne fait pas d’erreur. Mais tout ceci n’est qu’illusion. Les objets et les phénomènes qui apparaissent à notre esprit n’existent pas vraiment d’une façon inhérente. Ils existent uniquement en relation dépendante de la façon dont nous les percevons. Les objets et les phénomènes n’existent que d’une manière conventionnelle. Tout au long de notre vie nous désignons les choses et les personnes qui nous entourent par un nom représentatif pour nous.

Ainsi, le plus souvent selon notre état d’esprit du moment, les choses et les phénomènes nous semblent différents. N’avez-vous jamais remarqué comment un objet précis qui vous est agréable habituellement est particulièrement détestable en d’autres circonstances. Qu’est-ce qui a changé? Vous … ou l’objet?

Notre perception alternera entre des interprétations toutes perçues comme valides, mais qui ne confirment pas une représentation unique et absolue. Nous vivons dans l’illusion et l’apparence des objets et des phénomènes de nature impermanente.

Notre esprit, conditionné par d’innombrables perturbations mentales, aboutit à une perception déformée de la réalité. Ces perturbations mentales ne sont que des états d’esprit qui projettent sur les choses une appréciation subjective en accentuant de manière arbitraire certains aspects particuliers de celles-ci, puis de la considérer comme vraie.

En dépendance de notre perception erronée, nous développons une attention inappropriée et nous sommes capables de nous attacher à certaines illusions, ceci parfois pour notre plus grand malheur.

L’attention inappropriée nous induit dans une erreur d’appréciation de la réalité. Cette ignorance nous laisse dans l’illusion que les choses et les phénomènes existent vraiment de leur propre côté. Aussi longtemps que nous resterons dans cette illusion des choses, nous connaîtrons un cycle sans fin d’insatisfactions et de souffrances et n’aurons aucune possibilité de connaître un bonheur pur et durable. Mais si nous pratiquons la voie bouddhiste de la libération, nous pourrons détruire notre ignorance, la saisie du soi, et atteindre un état de paix et de liberté parfaite.

La nature de l’esprit

Réflexion du weekend

Les enseignements de Bouddha disent que la fonction de notre esprit est de percevoir et de connaître les objets et les phénomènes et que celui-ci est sans forme et sans limites. Quoi que notre esprit perçoive, il l’appréhende comme l’une de ses parties et sans obstruction quelconque il peut contenir une infinité de représentations.

Ce qui est vrai pour l’esprit A l’est également pour l’esprit B, C et D. Chacun peut ainsi étendre son champ de perception à l’infini. Or, deux ou plusieurs champs de perception infinis ne peuvent être distincts. Car cela voudrait dire qu’il y a une limite à l’infini de A à partir de laquelle l’infini de B commence ce qui est une aberration.

Ainsi, tous les champs de perception sont finalement confondus en un seul champ de perception, la vacuité ou le dharmakaya. Bien qu’apparemment distincts les uns des autres. Chacun contient la totalité de ce champ infini. Seule notre perception limitée par l’ignorance de saisie du soi, nous fait croire que les champs de A, de B, de C et D sont distincts et séparés les uns des autres.

Dans le monde mathématique des fractales, cette représentation est possible et l’image ci-jointe le démontre. Chaque partie de l’image contient la totalité de l’image et à partir de chacune des parties de l’image il y a suffisamment d’éléments pour reconstruire l’image dans sa totalité.