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Le rêve est-il une réalité ou la réalité est-elle un rêve?

Réalité-01Si toutes les causes et conditions météorologiques sont réunies pour que des nuages apparaissent dans le ciel, ce dernier se couvrira et il pourra même pleuvoir. La formation des nuages dépend de ces conditions atmosphériques. Sans ces conditions, les nuages ne peuvent se former. Et pour que ce phénomène puisse être observé par notre esprit, faut il encore que nous nous trouvions au bon endroit. Si un ami vous appelle de son téléphone portable pour vous dire qu’il observe un magnifique arc-en-ciel, il est peu probable que vous le voyez aussi, n’étant pas au même endroit.

Cette constatation nous permet d’énoncer la définition suivante : « Tout objet ou phénomène n’existe qu’en relation dépendante de ses parties, de causes et conditions et d’un esprit qui l’observe ».
En considérant la loi de causalité du karma, toute expérience que nous sommes sur le point de vivre est assujettie au mûrissement de graines karmiques présentes dans notre esprit. En d’autres termes, les objets et les phénomènes qui nous entourent sont dus à notre propre état d’esprit d’actuel. Contrairement à ce que nous pensons par ignorance,  ceux-ci n’existent pas de manière intrinsèque en dehors de notre esprit.

Puisque le karma prend sa source dans l’esprit, et plus précisément dans nos intentions mentales traduites en actions, nous avons accumulé dans le passé d’innombrables empreintes karmiques. Et lorsque les causes et conditions  de leur mûrissement seront remplies les effets de ces actions se feront sentir.
Or, notre esprit fonctionne aussi bien à l’état de veille que lorsque nous dormons. On parle d’un esprit grossier lorsque nous sommes réveillés et dans nos activités quotidiennes, et d’esprit subtil lorsque nous dormons dans l’état du rêve. Dans les deux cas, l’activité de notre esprit dépend de ce même mûrissement de graines karmiques.

Réalité-02Contemplons ce qui se passe lorsque, endormi, nous faisons un rêve. Le contenu du rêve résulte de notre état d’esprit. Les objets et les personnes qui apparaissent dans le rêve nous semblent exister réellement, au point que nous pouvons toucher ces objets et dialoguer avec ces personnes. Dans ce rêve, nous pouvons vivre toutes sortes d’émotions agréables et désagréables , voyager à l’autre bout du monde. Si vous doutez de l’existence d’un objet particulier dans votre rêve, vous pouvez avoir la confirmation de son existence en questionnant une autre personne de votre rêve. Mais viendra le moment où nous nous réveillerons et toute ce monde onirique disparaîtra alors que l’esprit subtil du rêve aura cessé.
Contemplons maintenant ce qui se passe lorsque nous sommes réveillés. Toujours en dépendance du mûrissement de graines karmiques sur notre esprit, nous allons faire diverses expériences quotidiennes. Nous allons manipuler divers objets, nous allons interagir avec les personnes de notre entourage. En aucun moment nous doutons de la pertinence de ce que nous percevons comme bien réels, existants de manière intrinsèque.

Réalité-03Que se passe-t-il dans notre esprit pour que les deux situations se ressemblent étrangement? Selon les enseignements de Bouddha, rien n’existe de manière intrinsèque et n’existe de son propre côté de manière indépendante à l’extérieur de notre esprit. Tout est création de notre esprit, aussi bien lorsque nous dormons que lorsque nous sommes réveillés. La principale cause dans les deux cas est notre grande ignorance de saisie du soi. C’est une perturbation mentale  qui nous fait croire que les objets et les phénomènes existent vraiment en dehors de notre esprit et indépendamment de nous, tant à l’état du rêve que dans l’état éveillé. Donc du point de vue de l’esprit il n’y a aucune différence entre une situation vécue dans notre rêve et une même situation vécue les yeux grands ouverts. Les deux situations n’existent que d’une manière conventionnelle, car nous sommes capables de les désigner, de les nommer, de mettre une étiquette sur les objets et les personnes, mais n’existent pas de la manière dont elles nous apparaissent. Nous savons que si nous examinons derrière le simple nom, nous ne pouvons pas trouver l’objet auquel il fait référence.

Cette réflexion sur le rêve de la réalité et la réalité du rêve ne doit pas nous décontenancer et nous faire peur en croyant que rien n’existe. En fait, tout existe d’une manière conventionnelle. Nous sommes ici dans une phase initiale de compréhension et de familiarité d’un concept très profond qui est celui de la vacuité. En contemplant et en méditant encore et encore ce qui vient d’être lu, nous créons sur notre esprit les causes de réaliser cette vérité. C’est en cela que Bouddha nous dit : « Réveillez-vous! ».

Inspiré d’un enseignement reçu samedi dernier et de la lecture de « Huit Etapes vers le Bonheur » de Ghéshé Kelsang Gyatso aux Ed. Tharpa.

La bodhitchitta … les premiers pas

Nous pouvons nous familiariser avec la bodhitchitta  en comprenant qu’il s’agit d’un état d’esprit qui aspire venir en aide aux autres. Actuellement notre capacité à aider vraiment les autres êtres vivants est très limitée. C’est parce que nous manquons de pratique et d’entraînement d’une part et parce que notre auto-préoccupation (se considérer soi-même comme le plus important) fait obstacle à cette aspiration.

Avant de commencer cette pratique, nous devons nous rappeler que nous avons seulement à imaginer avoir atteint le futur résultat : « Aider les autres ». Cette pratique fera mûrir rapidement  notre pouvoir potentiel, en d’autres termes « notre graine de bouddha ».

Bodhitchitta-01Bouddha nous enseigne que pour fortifier notre motivation de bodhitchitta nous pratiquons les quatre incommensurables qui sont : (1) l’équanimité, (2) l’amour, (3) la compassion et (4) la joie. Ce qui veut dire que, grâce à notre pratique de plus en plus qualifiée nous pouvons vraiment souhaiter :

  • Que tous les êtres soient heureux
  • Que tous soient libérés de la souffrance
  • Que personne ne soit jamais séparé du bonheur
  • Que tous possèdent l’équanimité, libérés de la haine et de l’attachement.

Ainsi nous devrions pouvoir souhaiter que tous ceux qui nous côtoient tous les jours soient heureux. Rien que par la pensée, nous pouvons facilement faire cela. Certaines fois, même rien qu’ une parole, une attention ou un geste suffit à dissiper la tristesse d’une personne. Par exemple, offrir une fleur à quelqu’un en proie à la tristesse peut embellir le reste de sa journée.

Bodhitchitta-02En observant notre entourage, nous sommes souvent témoins de la souffrance des gens sans que nous puissions agir concrètement. Nous pouvons alors induire dans notre cœur l’intention de le faire en pensant : « Comme ce serait merveilleux si cette personne était libérée de la souffrance et de sa cause. S’il vous plaît, ô guides spirituels, par votre compassion venez-lui en aide« . Par notre bienveillance et notre présence auprès d’une personne qui souffre, nous pouvons momentanément la soulager.

Tous ces êtres que je vois aspirent au bonheur et malgré cela la plupart d’entre eux ne savent pas quelle en est la cause et ceux qui la connaissent ne peuvent pas la créer. Nous pouvons alors penser : « Comme ce serait merveilleux s’ils pouvaient posséder le bonheur et sa cause« . La force de notre intention vertueuse a le pouvoir d’intercéder auprès des Êtres saints pour que leurs aspirations soient exaucées.

En considérant que tous les êtres vivants ont une égale importance, la plupart de nos problèmes personnels dus à notre esprit partial disparaîtront. Quand nous obtenons l’équanimité, nous considérons ceux qui nous entourent comme également précieux. L’équanimité est une sollicitude égale pour les autres. Si tous les êtres développaient l’équanimité, l’attachement et la haine causes de tant de souffrance disparaîtraient.

Bodhitchitta-03D’une manière simple et selon nos capacités,  nous devons abandonner l’attitude inférieure qui consiste à ne nous préoccuper que de notre propre bien-être et prendre la ferme décision de faire grandir notre bodhitchitta dans notre esprit. Et puisque cette aspiration ne se produit pas naturellement dans notre esprit, il faut la cultiver. Au début, cette aspiration semblera  peu naturelle, mais quand nous commencerons à avoir quelques résultats nous améliorerons nos petites réalisations jusqu’à ce qu’elles deviennent de plus en plus familières.

Sachant qu’une vie humaine  est la meilleure base pour développer l’esprit de la bodhitchitta, nous pouvons ainsi générer celle-ci avec plus de puissance et d’efficacité. Parce que nous avons accès aux enseignements de Bouddha, nous avons une grande possibilité de développer facilement la compassion et le renoncement. En particulier, nous essayons de nous assurer que toutes les actions que nous entreprenons  sont motivées par cet esprit. Si nous engageons notre responsabilité personnelle de venir en aide aux autres, en mettant toujours nos intentions en pratique nous progressons vers cette réalisation, la bodhitchitta.

De mes lectures et de ma compréhension des textes tirées des livres « La voie joyeuse » et le « Nouveau manuel de méditation » du vénérable Kelsang Gyatso aux Ed. Tharpa

Les cinq agrégats contaminés

Le Samsara est la renaissance dans des agrégats contaminés. Normalement nous parlons de corps et d’esprit contaminés, mais ici nous sommes beaucoup plus explicites. Nous parlons de cinq agrégats contaminés qui sont : la discrimination, la sensation, les facteurs composants, la conscience et la forme.

Le dictionnaire défini les agrégats comme un assemblage hétérogène. Tout comme une voiture est composée de nombreuses parties aux fonctions spécifiques, les agrégats que nous nous sommes appropriés sont appelés « agrégats » parce qu’ils sont composés de nombreuses parties possédant des fonctions particulières. Ils sont la base sur laquelle nous imputons notre « JE ». Ce sont donc des catégories dans lesquelles tous les phénomènes impermanents sont inclus. En particulier, les constituants d’une personne peuvent être divisés en ces cinq agrégats.

Cinq agregatsL’agrégat discrimination comprend le facteur mental discrimination sous toutes ses différentes formes et qui accompagne chaque moment de l’esprit. Il nous permet de distinguer un objet d’un autre en dépendance des caractéristiques particulières de chaque objet.

L’agrégat de la sensation est un facteur mental qui accompagne tout, chaque moment de conscience. La sensation a pour fonction de ressentir un objet comme étant agréable, désagréable ou neutre.

L’agrégat des facteurs composants correspond aux facteurs mentaux et aux phénomènes non associés. Des facteurs mentaux tels que l’attention, l’intention, la foi, les perturbations mentales telles que la colère, la jalousie et d’autres types de facteurs mentaux tels que la vigilance, le regret etc. Les phénomènes composés non associés comprennent tous les phénomènes qui ne sont ni une forme ni un esprit tels que la vie, le temps et les potentialités.

L’agrégat conscience comprend la conscience de nos six sens : œil, oreille, nez, langue, corps et conscience mentale. Chacun de ces sens possède un pouvoir sensoriel particulier. Par exemple, la conscience de l’œil qui se développe immédiatement lorsqu’un objet est perçu.

L’agrégat de la forme comprend tous les objets des cinq consciences sensorielles : tout ce que nos sens perçoivent. Simplement, l’agrégat de la forme d’une personne est le corps de cette personne avec toutes ses caractéristiques.

Comment fonctionnent ces cinq agrégats contaminés.

  1. Une discrimination contaminée discrimine ou conçoit que les objets peuvent être plaisants, déplaisants ou neutres.
  2. Sur cette base, nous expérimentons les objets soit comme plaisants, soit déplaisants ou neutres. C’est la sensation contaminée.
  3. A partir de là, nous générons alors des perturbations mentales : l’attachement envers ce que nous ressentons est plaisant de manière inhérente; l’aversion envers ce que nous ressentons est déplaisant de manière inhérente; et l’ignorance envers ce que nous ressentons est neutre de manière inhérente. Ce sont là les facteurs composants contaminés.
  4. Avec ces perturbations mentales dans notre esprit, nous nous engageons dans des actions contaminées, lesquelles placent des potentialités karmiques contaminées dans notre esprit ou notre conscience. C’est la conscience contaminée.
  5. Lorsque ces potentialités mûrissent, elles se manifestent sous des formes contaminées : formes qui existent de leur propre côté d’être plaisant, déplaisant ou neutre. Et ainsi le cycle continue.

Ce cycle est le samsara. Un « JE » imputé sur ces cinq agrégats contaminés est un être samsarique. Les agrégats que nous nous sommes appropriés dans cette vie sont comme les racines d’un arbre. Le tronc de la saisie du soi qui appréhende le « JE » et le « MIEN » pousse à partir  de ces racines. À partir de ce tronc se développent les branches des autres perturbations mentales, et de celles-ci viennent les tiges des actions et les fruits de la souffrance. De même qu’un arbre, son tronc, ses branches, ses tiges et ses fruits ont la même nature substantielle, ainsi nos agrégats, les perturbations mentales  et les actions contaminées sont tous dans la nature de la souffrance.

C’est pourquoi, si nous voulons être libérés des diverses souffrances du samsara, nous avons besoin de développer la détermination d’abandonner tous nos agrégats contaminés.

Compilé d’après divers enseignements du programme fondamental reçus au Centre Atisha de Genève

Réflexion sur la mort (2ème partie)

Si nous observons le monde perçu par notre esprit, toute matière organique fini par disparaître. Il suffit de regarder la nature et le règne végétal, de regarder les animaux ou de considérer les êtres humains. Ainsi les plantes, les arbres subissent cette impermanence à chaque changement de saison. Les gens qui vivaient du temps de Bouddha et Bouddha lui-même sont morts depuis longtemps. Plus près de nous, ceux qui profitent encore actuellement leurs arrière-grands-parents sont une minorité. De nos ancêtres nous n’en connaissons que le nom. Tout l’univers est impermanent et nous faisons partie de celui-ci.

La mort est un phénomène pourtant facile à comprendre pour peu que l’on sache changer de regard sur elle et sur notre propre vie actuelle. Quand cette vie prend fin, à ce moment-là qu’est-ce qui nous aidera? En substance, il nous faut éliminer touts les états d’esprit négatifs et perturbés, et cultiver les états positifs et sereins. De cette manière nous rendrons notre vie vraiment sensée. La pratique spirituelle est ce qui donne un sens à notre vie. Et en appliquant cette pratique au moment de notre mort, nous pouvons mourir dans la joie et connaître un bonheur pur qui perdurera durant toutes nos vies futures.

Si nous ne construisons pas une force intérieure par la pratique spirituelle, nous aurons le sentiment d’avoir gaspillé notre vie. Pour mourir de façon paisible, il faut savoir ce que l’on ressent avant et au moment de la mort. En nous remémorant continuellement que nous aussi allons mourir, nous allons éviter une fin triste et dénuée de sens. Cette familiarité va nous inspirer d’utiliser notre vie avec sagesse et de développer nos réalisations spirituelles. Elles seules ont la capacité de nous protéger des souffrances de la mort et de ce qui se trouvera après.

Notre croissance spirituelle est bien plus importante que toutes les réalisations de ce monde. Pour cela nous allons naturellement cultiver  des états d’esprit positifs tels que l’amour, la tolérance, la compassion et la sagesse. Motivés par ces états, nous effectuerons des actions positives, cause de notre bonheur futur. En méditant sur notre mort nous devons acquérir la conviction que :

  • notre mort est certaine
  • le moment de notre mort est incertain
  • Seule notre pratique spirituelle sera bénéfique au moment de la mort et après la mort.

Dans le « Nouveau Manuel de médiation », le Vénérable Ghéshé Kelsang Gyatso explique que « D’une manière générale, il se peut que nous mourrions aujourd’hui ou que nous ne mourrions pas aujourd’hui, nous n’en savons rien. Toutefois, si nous nous disons tous les jours « Je ne vais pas mourir aujourd’hui », cette pensée nous trompera parce qu’elle vient de notre ignorance. Alors que si nous nous disons tous les jours « Il se peut très bien que je meure aujourd’hui », cette pensée ne nous trompera pas car elle vient de notre sagesse. De cette manière, nous donnerons tout son sens à notre vie humaine (Cit)

Nous avons besoin de méditer sur notre mort pour transformer notre savoir superficiel en une conviction qui changera notre perception en prenant l’habitude de penser « Je vais peut-être mourir aujourd’hui » dans toutes nos actions quotidiennes.

Texte élaboré sur la base d’un enseignement « La mort, en faire notre meilleure amie » avec Tania Medina le mois passé et les textes sur la mort dans « La Voie Joyeuse » et le « Nouveau Manuel de Méditation » (Ed. Tharpa)

Réflexion sur la mort (1ère partie)

Voici quelques jours que je contemple et étudie les divers aspects de « Notre mort ». Ma réflexion aboutit à une constatation : Nous craignons la mort et préférons l’ignorer parce que nous sommes plein de préjugés à son égard. Par conséquent, je voudrais partager simplement avec vous un nouveau point de vue. Je vous invite donc à laisser de côté momentanément vos croyances à son sujet pour contempler ce qui va suivre.

Lorsque nous rencontrons une personne pour la première fois, nous ne savons rien d’elle. Alors, sur la base des projections subjectives de notre esprit, nous décryptons celle-ci afin de savoir si en ce moment précis elle nous est agréable, désagréable ou indifférente. Nous faisons ceci de façon succincte et le plus souvent arbitraire. Parfois, nous faisons complétement abstraction de cette démarche en nous contentant de valider ce que d’autres personnes nous disent à son sujet.

Avec le temps, nous apprenons peut-être à mieux connaître l’autre, quitte à revoir notre première impression superficielle. Ceci parce que l’autre gagne sûrement à être mieux connu. Ainsi, nous fonctionnons habituellement. Nous faisons de même avec notre compréhension de la mort. Donc, si nous attendons nos derniers instants de vie pour faire sa connaissance, nous allons probablement être terriblement surpris. Mieux vaut donc se familiariser avec elle dès à présent.

La loi du karma nous explique comment les actions et leurs effets se succèdent. Et lorsque le karma relatif à notre vie actuelle arrive à terme, personne ne peut empêcher notre mort. Puisque nous ne connaissons pas le karma qui entretient cette vie, nous n’en connaissons pas la durée non plus. Si nous sommes conscients que la mort est inévitable, nous allons cesser de gaspiller notre précieuse vie humaine dont nous profitons en ce moment.

Dès le moment de notre conception, nous nous dirigeons inexorablement vers la mort. Bouddha dit dans le Soutra des plaisirs abondants : « La naissance et la mort des êtres sont comme l’entrée et la sortie des acteurs sur scène dans une représentation théâtrale ». Les artistes changent fréquemment de rôle et de personnage, faisant leur entrée sous différents déguisements. De la même manière, nous prenons continuellement des formes différentes et entrons dans de nouvelles vies.

Réflexion élaborée sur la base d’un enseignement « La mort, en faire notre meilleure amie » avec Tania Medina le mois passé et les textes sur la mort dans « La Voie Joyeuse » (Ed. Tharpa)

Quatre façons de bien donner

En parlant de la pratique du don, en fait il y a principalement quatre façons de donner dans le bouddhisme : (1) Le don matériel; (2) Le don de la protection;  (3) Le don de l’amour; (4) Le don du Dharma (ou de la sagesse).

 Le don matériel. Dans les citations populaires nous connaissons tous « Donner pour recevoir ». Il ne faut pas s’y méprendre dans l’interprétation de ce dicton. Habituellement, il y a un intérêt sous-jacent à cette action de donner. C’est-à-dire qu’il y a une attente de quelque chose en retour, venant de l’extérieur. C’est en partie vrai, mais spirituellement il y a une interprétation plus subtile. Le mérite de donner est une action qui, du point de vue karmique a principalement deux effets sur nos vies futures : (a) l’effet qui est une tendance similaire à la cause, qui veut dire pouvoir donner facilement sans attachement et sans attente venant de l’extérieur; (b) l’effet qui est une expérience similaire à la cause qui veut dire d’inverser les rôles. Si nous donnons beaucoup dans cette vie, nous recevrons également beaucoup dans nos vies futures.

Le don de la protection. Voyez de quelle façon une mère protège ses enfants. Cela ne veut pas dire que nous devons « materner » tous les êtres vivants, mais simplement offrir notre aide et notre protection à celui qui momentanément est dans la détresse, à celui qui manifestement est en difficulté, ne serait-ce qu’aider une personne handicapée à monter dans le bus,  par exemple. Il suffit parfois simplement d’un geste pour que l’autre se sente rassuré. Nous avons tous les jours des opportunités d’agir dans ce sens.

Le don de l’amour. Si il y a tant de violence autour de nous dans notre quotidien, c’est parce qu’il y a un manque manifeste d’amour. Dans une société focalisée sur la compétition et la réussite, nous percevons les autres comme des « concurrents potentiels » envers lesquels nous n’avons que peu d’égard. Cette une attitude égoïste qui ne laisse aucune place à l’amour inconditionnel. Le don de l’amour, c’est une présence à l’autre, une disponibilité,  une écoute sans jugement qui met l’autre en confiance. C’est reconnaître à l’autre le même besoin d’amour que nous avons-nous-même. Combien de gens ne s’aiment pas! Alors comment voulez-vous aimer les autres dans ce cas.

Le don de la sagesse. C’est certainement la chose la plus importante que nous pouvons donner à notre prochain. Parce que avec la sagesse quiconque sera capable de trouver son propre bonheur. La sagesse est un type particulier d’intelligence qui nous fait toujours faire ce qui est bénéfique pour notre bonheur. Transmettre la sagesse de nos propres expériences permet à ceux que nous rencontrons de trouver leur propre sagesse relative à leurs problèmes. Il n’y a pas plus grand cadeau que de donner notre sagesse aux autres, ceci à travers notre attitude face à la vie et à travers nos actes et nos paroles. Eux-mêmes pourront en bénéficier et la donner à d’autres.

En plus de donner ces quatre choses, nous devons aussi travailler en améliorant l’étendue de la motivation avec laquelle nous donnons. Quand nous commençons par établir l’habitude mentale de « donner », c’est OK pour penser : « tout que je donne crée la cause pour recevoir dans le futur ». Depuis que je veux ces choses-là, je les donne mieux maintenant. »

De votre côté, observez les possibilités de pratiquer simplement par de petites choses ces quatre manières de donner. Cela va certainement changer votre vie …

La foi dans une perspective bouddhiste

Qu’est-ce que c’est la foi? La foi dans le dharma est quelque chose de très différent de notre compréhension habituelle de la foi : « La foi est pour ceux qui ne peuvent pas penser pour eux-mêmes ». Et nous pensons que la foi est la réponse à toutes les questions pour lesquelles nous ne possédons pas de réponse. Ce type de foi est ce que l’on appelle la foi aveugle, totalement rejetée dans le dharma. La foi dans la perspective des enseignements de Bouddha est quelque chose de très différent. La foi dans le dharma est plutôt une confiance née de l’expérience. Du reste, les propres paroles de Bouddha disent : « Ne croyez pas un mot de ce que je vous dis, seulement parce que je m’appelle Bouddha! Faites-en votre propre expérience! » Selon les enseignements reçus du Vénérable Ghéshé Kelsang Gyatso, notre guide spirituel actuel, le bouddhisme est une science pragmatique, une technologie suprême. Il fonctionne de la même manière qu’une méthode scientifique. Ainsi, à partir d’hypothèses logiques qui découlent des informations existantes, nous pouvons vérifier dans chaque cas par des expériences spécifiques le bien-fondé de celles-ci. En obtenant de nouvelles preuves nous pouvons affiner leurs résultats et finalement aboutir à une conclusion. Cette dernière autorise avec certitude l’établissement d’une loi fiable.

Ainsi  la foi dans le bouddhisme est en relation étroite avec la sagesse. Comment? Le renforcement de la foi est un processus cyclique qui nourrit votre esprit de sagesse. La situation dans laquelle vous vous trouvez en ce moment est absolument parfaite pour votre développement spirituel . Lorsque vous reconnaissez que vous avez un problème sérieux, vous ne sentez pas immédiatement le pouvoir d’agir pour toutes sortes de raisons. Aussi longtemps que vous pensez : « Je n’y arriverai jamais! »; « Je n’en suis pas capable! »; « Je suis trop nul, tout va de travers! » et ainsi de suite vous êtes fixé sur une croyance négative qui n’apportera aucune solution.  En méditant, vous trouverez à coup sûr le souvenir d’un moment où ce problème ou cette situation momentanément n’existait pas et que vous aviez la capacité d’agir autrement.

C’est peut-être l’exception, mais c’est certainement une croyance positive qui est basée sur une raison valide d’avoir une foi croyante (1). Si cela a fonctionné une fois, cela peut fonctionner à nouveau. En essayant de débusquer ces « exceptions éphémères » Vous avez les arguments pour soutenir votre foi croyante si vous vous souvenez des bienfaits obtenus. Ces bons résultats vous étonneront peut-être, mais ils transforment  votre foi en foi admirative (2)  : « C’est génial!!! ». Les bonnes choses, le bonheur vient des bonnes causes, d’un bon karma. Les actions vertueuses produisent de bonnes choses. Tout naturellement alors vous en désirez encore plus, c’est la foi désirante (3). Cette dernière vous incite à faire d’avantage de ce qui marche et cessez de faire ce qui ne marche pas; on parle alors d’un effort joyeux (4) parce qu’utile et bénéfique. Et vous dites alors : « Waouu ! Ça marche !!! » Le résultat est que vous allez obtenir des expériences personnelles (5) de la vérité de ces instructions du dharma qui sont une sagesse, une nouvelle raison valide qui renforce votre foi croyante qui devient plus profonde et ainsi de suite de manière cyclique.

Prenez un problème actuel qui vous embarrasse et tentez d’appliquer cette méthode avec patience et assiduité, vous serez étonnés des résultats.

Transcrit et adapté d’après une session d’enseignement oral de Kadam Ryan au Centre Atisha de Genève en 2003

Réflexions sur la loi du karma

Ma période de rétablissement de mon burn-out est propice à la méditation silencieuse et à la contemplation de la leçon du karma que je viens de traverser. Dans une de ces contemplations je me suis souvenu d’une expérience de lycée. Une expérience de physique qui illustre très bien le fonctionnement de la loi de causalité du karma : Le principe de la conservation de l’énergie ou la transformation de l’énergie. Nombreux sont ceux qui s’en souviendront.

Petits rappels de physique

Soit deux billes métalliques A et B suspendues chacune par un fil comme le montre la figure (a) dans leur position d’équilibre au repos. Si l’on écarte la bille A de sa position initiale, comme illustré sur la figure (b) et que nous la laissons revenir contre la bille B, celle-ci subissant le choc de la bille A va à son tour être éjectée de sa position d’équilibre de repos pour s’en éloigner avant de revenir.
Constatation : la bille A cause à la bille B un choc (effet) qui la déplace.

Prenons une situation un peu plus complexe. Disposons entre les billes A et B plusieurs billes identiques (?), également suspendues par un fil comme le montre la figure (c). à nouveau, comme illustré par la figure (d) de la même manière si l’on écarte la bille A de sa position initiale puis la laissons revenir contre la bille suivante, le choc va se transmettre de proche en proche, comme dans une collision en chaîne jusqu’à la bille B produisant son déplacement. Dans cette expérience les billes nommées (?) sont restées parfaitement immobiles.
Constatation : la bille A cause à la bille B le même choc que précédemment indépendamment du nombre de billes (?) disposées entre elles.

La loi du karma fonctionne de la même manière par analogie.

  1. Il ne peut pas se produire d’effet sans cause, pas plus qu’il ne peut y avoir de cause sans effet.
  2. L’effet et la cause sont de la même nature, (dans les expériences : le déplacement de la position d’équilibre.
  3. La cause peut avoir un effet aussi bien immédiat que différé, (plusieurs billes par analogie plusieurs vies. Observez la différence entre la première et la deuxième expérience.
  4. La cause peut être manifeste (immédiate) mais également non manifeste donc subtile si elle remonte à plusieurs vies antérieures, (plusieurs billes non connues).
  5. Ne pas attribuer subjectivement un effet ou une expérience à une cause manifeste, par exemple hier, la semaine dernière ou encore dans cette vie. Cela peut être le cas mais pas forcément. Une cause peut très bien remonter à plusieurs vies donc nous n’avons aucun souvenir, mais l’effet mûrit.
  6. Dans la deuxième expérience, les billes nommées (?) peuvent être nos propres vies antérieures comme des empreintes ou des causes collectives accumulées dans le passé, notion de karma collectif. (voir mon article « À cause de l’ignorance … ».

Mon expérience

Par ignorance j’ai à un moment donné mon assentiment à mon auto-préoccupation qui développa un fort attachement à mon rôle d’enseignant. Constatant la fin mon activité après sept années modestes de par le nombre de participants j’ai fait un faux raisonnement. J’ai attribué mon manque de réussite aux seules causes possibles durant cette période. Comme par exemple mon manque charisme, le niveau et le choix des thèmes, d’avoir choisi le mauvais jour de la semaine, l’endroit inadéquat et ainsi de suite. Tout cela créa un état dépressif qui nourrissait mon auto-préoccupation comme dans un cercle vicieux. En vérité tel n’était pas le cas. Pourquoi ? Parce que cette longue expérience était l’effet de mon karma provenant des vies antérieures, causes anciennes, et également d’une part de karma collectif des gens de ma région. Cette contemplation je peux aujourd’hui l’accepter sans jugement. Au contraire, ma longue activité a créé les causes pour que dans le futur il y aura certainement un centre du dharma dans la région. En faisant jour après jour des dédicaces accumulant ainsi du mérite vertueux celui-ci deviendra une réalité.

Le monde qui apparaît à chaque esprit est unique

Dans le bouddhisme, le point essentiel n’est pas de savoir si les choses existent ou non, mais de savoir de quelle manière elles existent. Si les choses n’existent pas de manière inhérente, si les choses n’existent pas de leur propre côté, alors comment existent-elles? Bouddha dit seul l’esprit est le créateur de toute chose. Les objets et les phénomènes à l’extérieur n’existent pas. L’esprit apparaît en tant que ces différentes choses et phénomènes, tels que les corps, les endroits, les plaisirs, etc. ceci en tant que l’esprit lui-même.

Ceci est la raison pour laquelle le monde qui apparaît à chaque personne est unique et différent pour chacune d’entre-elles. Même si les gens utilisent les mêmes mots pour désigner leur monde, le monde qui apparaît véritablement à leur esprit et le monde auquel leurs propres mots se rapportent n’ont pas le même sens pour chacun. Ceci peut être facilement vérifié en prenant un objet de ce monde et d’observer comment cet objet apparaît différemment à l’esprit de différentes personnes. Par exemple trois personnes aimant le café à qui vous demandez de dessiner rapidement au crayon noir une tasse de bon café fumant pourraient très bien donner le résultat ci-dessous

La tasse de café fumant peut apparaître à l’esprit de tellement de façons différentes. Seul le nom « tasse de café fumant » est le même pour tous. Pensez bien à cela. C’est la même chose pour tous les autres objets et tous les phénomènes. Parce qu’en fait tous les objets et tous les phénomènes sont créés par l’esprit qui les appréhende.

Bouddha explique cela de trois perspectives différentes.

  • Du point de vue du karma. Karma se rapporte en particulier à une action mentale. Plus précisément une intention mentale qui est à la base de toute action que nous effectuons. Il résulte de ces actions plaisantes, déplaisantes ou neutres que nous faisons, la sensation de faire l’expérience du karma. Ainsi, le karma créée l’expérience que l’on fait à chaque moment de conscience. Les potentialités karmiques laissées sur notre esprit mûrissent et donnent naissance à toutes les apparences de notre monde.
  • Bouddha dit que tous les phénomènes sont de simples noms ou désignations, imputés conceptuellement de façon spécifique par l’esprit. Tout objet peut être connu par l’esprit qui le perçoit. Il les distingue par leurs différentes caractéristiques spécifiques. L’esprit est capable de faire cette discrimination en appréhendant l’objet selon les caractéristiques distinctes perçues par lui. Ce qu’est un objet dépend entièrement de la manière dont il est identifié par l’esprit qui l’appréhende. Par ce facteur mental discrimination, l’esprit n’est pas un observateur passif, mais il impute des caractéristiques sur l’objet lui-même, la base d’imputation, principalement par le processus de désignation ou nomination. Tous les objets et tous les phénomènes sont de simples imputations de l’esprit.
  • Bouddha dit que tous les objets et tous les phénomènes sont dans la nature de l’esprit lui-même. Les objets extérieurs et les phénomènes extérieurs n’existent pas. C’est l’esprit lui-même qui apparaît en tant objet ou phénomène, tels que des corps, des endroits, des sensations plaisantes ou déplaisantes.

Quels sont les choses et les phénomènes que nous voyons dans le monde? De ce point de vue ils sont l’esprit lui-même qui apparaissent à lui-même. De ces trois points de vue, nous pouvons voir clairement que le n’est pas déjà là! Lorsque nous arrivons. Le monde est une création continuelle, moment après moment. Le monde dans lequel nous vivons est une création de notre esprit, grâce à la combinaison de notre karma qui mûrit et de nos pensées conceptuelles. Le monde apparaît différemment à différents esprits parce que ces apparences sont créées par l’esprit et ne proviennent pas de l’extérieur de l’esprit. Elles sont des projections de l’esprit.

 [De diverses notes prises lors de l’enseignement public donné par le Vénérable Gen Tarchin, à Genève en juin 2007]

Adopter une stratégie gagnante pour surmonter nos fautes (2ème partie)

Parfois, nous prétendons ne pas avoir une certaine perturbation, comme l’attachement par exemple. Le fait de penser ainsi, ne supprime pas pour autant celle-ci. À un niveau plus subtil elle continue à sévir de manière moins évidente. C’est ainsi pire, parce qu’elle réapparaîtra ultérieurement de manière plus virulente.

Quand vous suivez les conseils que suggère une perturbation mentale, vous lui donnez votre assentiment. Mais le soulagement ne sera que de courte durée, car l’effet de votre désir incontrôlé ne sera que temporaire. En donnant votre accord à une perturbation mentale, par exemple l’attachement désirant, vous ensemencez dans votre esprit des nouvelles potentialités qui se manifesteront plus tard sous la forme de tendances à faire la même chose. Donc ce sera ainsi plus laborieux et difficile la prochaine fois. Le risque de développer de la culpabilité est grand en n’acceptant pas la présence de la perturbation mentale.

Accepter la présence d’une perturbation mentale en réalisant clairement qu’il s’agit d’un état d’esprit perfide vous amène à l’affronter. Nous ne pouvons éviter les conséquences de notre karma. Où que nous allions, notre karma nous suit. Cette acceptation requière de notre part d’accepter l’existence de la perturbation mentale mais pas de sa validité.

Nous acceptons l’existence de notre perturbation, car c’est dans la nature de l’esprit d’avoir des perturbations mentales. Nous ne devrions pas nous attendre que ce soit différent. C’est pourquoi, acceptons-la sans jugement. Mais nous n’acceptons pas sa validité reconnaissant la nature trompeuse de celle-ci. En refusant sa validité, nous ne croyons plus ses suggestions et son pouvoir sur nous sera détruit.

Nous devons cesser de nous identifier à nos perturbations mentales. Les perturbations mentales des autres gens ne sont pas un problème pour nous, parce que nous ne nous identifions à celles-ci. Tandis que nos propres perturbations sont un réel problème parce que nous nous identifions à elles. Si nous voulons éliminer les problèmes associés à nos perturbations, nous devons cesser de nous identifier à elles. Nous ne sommes pas ces perturbations mentales, elles ne sont que le cancer de notre esprit.

Pour prendre de la distance par rapport à nos perturbations mentales, nous pouvons le faire simplement en pensant explicitement : « Je ne suis pas cela, ce n’est pas moi » en nous référant au potentiel pur de notre esprit.

Si vous tentez de combattre vos perturbations mentales alors que vous vous identifiez à elles vous ne ferez que développer de la culpabilité sans pour autant vous en défaire. Tandis que si vous vous démarquez de ces mêmes perturbations, vous pouvez alors les combattre jusqu’à les anéantir.

Notre capacité de vaincre nos perturbations mentales ne réside pas dans le degré de compréhension de celles-ci mais plutôt dans notre détermination de s’en libérer. À tort, nous pensons parfois que le fait de ne pas y penser va finalement supprimer une perturbation mentale sur notre esprit. Cette attitude complaisante de l’oublier ne nous libère en rien de celle-ci.

Lorsque notre désir de nous libérer d’une perturbation mentale est plus grand que le désir de posséder le fruit de celle-ci, alors nous avons suffisamment d’énergie pour le faire. Dans le cas contraire, nous céderons à son chantage fallacieux.

Pour renforcer notre détermination de nous libérer d’une perturbation mentale, nous pouvons tenir compte de ceci :

  1. Nos perturbations sont des esprits nécessairement trompeurs.
  2. Nos perturbations détruisent notre paix intérieure en nous rendant misérables.
  3. Suivre nos perturbations ne fait que de nous enliser plus profondément dans le samsara. Or nous voulons nous en libérer, pour nous-mêmes et pour les autres.

Pour diminuer la virulence de nos perturbations mentales nous leurs appliquerons un opposant. Chaque perturbation mentale possède son opposant spécifique, mais dans tous les cas nous pouvons simplement  faire une méditation basée sur la respiration ou réciter un mantra particulier. Avec sagesse, en reconnaissant la présence d’une perturbation mentale, nous concentrons notre attention et notre énergie sur son élimination. Mieux vaut obtenir une profonde expérience de ces quelques outils, plutôt que d’en utiliser quantité d’autres de manière superficielle.