Réflexion sur la mort (1ère partie)

Voici quelques jours que je contemple et étudie les divers aspects de « Notre mort ». Ma réflexion aboutit à une constatation : Nous craignons la mort et préférons l’ignorer parce que nous sommes plein de préjugés à son égard. Par conséquent, je voudrais partager simplement avec vous un nouveau point de vue. Je vous invite donc à laisser de côté momentanément vos croyances à son sujet pour contempler ce qui va suivre.

Lorsque nous rencontrons une personne pour la première fois, nous ne savons rien d’elle. Alors, sur la base des projections subjectives de notre esprit, nous décryptons celle-ci afin de savoir si en ce moment précis elle nous est agréable, désagréable ou indifférente. Nous faisons ceci de façon succincte et le plus souvent arbitraire. Parfois, nous faisons complétement abstraction de cette démarche en nous contentant de valider ce que d’autres personnes nous disent à son sujet.

Avec le temps, nous apprenons peut-être à mieux connaître l’autre, quitte à revoir notre première impression superficielle. Ceci parce que l’autre gagne sûrement à être mieux connu. Ainsi, nous fonctionnons habituellement. Nous faisons de même avec notre compréhension de la mort. Donc, si nous attendons nos derniers instants de vie pour faire sa connaissance, nous allons probablement être terriblement surpris. Mieux vaut donc se familiariser avec elle dès à présent.

La loi du karma nous explique comment les actions et leurs effets se succèdent. Et lorsque le karma relatif à notre vie actuelle arrive à terme, personne ne peut empêcher notre mort. Puisque nous ne connaissons pas le karma qui entretient cette vie, nous n’en connaissons pas la durée non plus. Si nous sommes conscients que la mort est inévitable, nous allons cesser de gaspiller notre précieuse vie humaine dont nous profitons en ce moment.

Dès le moment de notre conception, nous nous dirigeons inexorablement vers la mort. Bouddha dit dans le Soutra des plaisirs abondants : « La naissance et la mort des êtres sont comme l’entrée et la sortie des acteurs sur scène dans une représentation théâtrale ». Les artistes changent fréquemment de rôle et de personnage, faisant leur entrée sous différents déguisements. De la même manière, nous prenons continuellement des formes différentes et entrons dans de nouvelles vies.

Réflexion élaborée sur la base d’un enseignement « La mort, en faire notre meilleure amie » avec Tania Medina le mois passé et les textes sur la mort dans « La Voie Joyeuse » (Ed. Tharpa)
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